Les cases de l’autre.

 

LES CASES DE L’AUTRE.

J’aime pas qu’on me mette dans une case. Dans la vraie vie je veux dire. Dans une BD, c’est normal de mettre des persos dans des cases. Ou pas, selon l’auteur. Y’a pas vraiment de règles en BD (si ce n’est d’en connaître certaines, mais c’est un autre sujet.)

Observer.

Dans la vraie vie, les gens te mettent dans une case. Mais faut pas trop les écouter. Car ce sont des auteurs eux aussi. Ils font ce qu’ils veulent de toi selon pas mal de paramètres de vie. L’auteur fait ce qu’il veut. Un jour il te met dans une case… Et plus tard, il te met dans une autre. Parfois sans te prévenir.

Tu passes de case en case, rien n’est stable. Tout peut basculer à tout moment. Du coup, quand on me dit quand la vraie vie ce que je représente pour l’autre, j’essaie de faire abstraction. Je ne peux pas trop empêcher mon auteur de me mettre dans la case qu’il souhaite. Mais je peux garder à l’esprit que cette case n’est qu’une création de l’auteur, c’est pas la mienne. J’avoue dans un monde qu’il m'(octroie, un monde virtuel, susceptible de basculer à tout moment.

Rester éveiller.

Être éveillé dans ces mondes, ça évite les surprises lorsque le prochain transfert a lieu. Mais ça n’empêche pas d’être effondré lorsqu’on te place dans un monde que tu ne voulais pas. Les cases ce sont des réalités subjectives pour les auteurs, et des mensonges absolus pour les acteurs.

Laisser faire.

Alors comment je fais pour identifier les gens, me direz-vous ? Ben j’évite de mettre les gens dans des cases, tout simplement. Dans la vie sociale, parfois, t’as pas le choix d’identifier quelqu’un pour te faire comprendre. Donc t’essaies de trouver un adjectif qui s’en rapproche le plus dans le moment présent. Mais dans ma tête, je ne l’enferme pas vraiment dans une case. Enfin pas toujours. En général, la personne est libre d’aller où elle le veut. Dans la case de son choix. Même si ça me convient pas toujours. Mais ça m’évite de les placer dans des cases inconfortables. Alors je les laisse me fabriquer des mondes. Je les observe me construire le monde dans lequel j’évolue. Certaines font de jolies choses. Et d’autres font de la merde.

Rester dans sa bulle.

Alors oui, on me l’a souvent dit, on peut dire que je vis dans ma bulle. Mais je m’en fous. La bulle au moins, elle est réelle. C’est moi qui la fabrique. Avec les autres, bien sûr. Du coup, je préfère vivre dans ma vraie bulle à moi que dans la case instable de l’autre. J’aime bien les bulles.

Ça reste entre nous.
Jérôme Morel
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By |2019-01-13T15:39:08+00:00décembre 1st, 2018|BD à lire|0 Comments

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